Quelques nouvelles de l’été

Bonjour à tous.

Cela fait encore bien longtemps que nous ne vous avons pas donné de nouvelles. Je n’ose même pas chercher depuis quand, j’ai honte ! N’ayant pas vraiment d’excuses, je préfère passer directement aux nouvelles :-)
L’avantage de n’en donner que sporadiquement, c’est qu’il y a beaucoup à raconter. Il s’est en effet passé pas mal de choses durant ces derniers mois. Je vais essayer de ne pas trop m’éparpiller.
Tout d’abord certains des fondements même de l’escargot tranquille ont été mis à mal et on va vous expliquer pourquoi.Pour rappel, le projet dans sa partie agricole avait pour vocation d’expérimenter des techniques, méthodes et pratiques visant à produire un maximum de calories (alimentaires) sur un minimum de surface tout en s’affranchissant des énergies fossiles (principalement le pétrole) ET de faire tout cela en se passant de l’élevage (et de fumiers issus d’élevages extérieurs).Et puis presque par hasard (à force de chercher comment séparer le vrai du faux parmi les nombreuses fake-news, théories du complot, tous les discours idéologiques que l’on peut parfois trouver dans les milieux écolo/bio/permaculture et qui sont parfois complètement contradictoires), j’ai découvert « l’univers » de la pensée critique, qui n’est rien d’autre que l’application concrète de l’approche hypothético-déductive (plus communément appelée la méthode scientifique). J’ai pris alors conscience que l’image que j’avais de la « science » était complètement galvaudée. Je ne vais pas rentrer dans le détail, je vous invite, si le sujet vous intéresse à consulter l’article dans notre blog : Hygiène mentale et autodéfense intellectuelle.Ce nouveau prisme de lecture a eu pour conséquence de remettre en cause beaucoup de mes croyances (et quand je dis « je », c’est bien de votre narrateur dont il s’agit et donc Gwendal) et par voie de conséquence mon adhésion à l’idéologie Végane (c’est très résumé mais en gros…c’est ça :-). En plus de cette évolution, nous avons essuyé une énorme invasion de limaces et d’escargots l’année dernière. Suite à tout cela, nous avons donc décidé de faire évoluer le projet en y intégrant poules et canards qui nous rendent depuis plusieurs services : réduction de la population de gastéropodes, désherbage, tondeuse sans pétrole, production de protéines animales.Nous avons dû mettre en place des clôtures un peu partout afin de créer différents parcours aux poules. Nous avons aussi construit un poulailler bioclimatique attenant à une petite serre (ainsi les poules chauffent la serre les nuits fraîches, et la serre chauffe le poulailler les journées ensoleillées).
Comme vous le voyez la problématique principale de la gestion énergétique est toujours au coeur du projet. Je vous invite d’ailleurs à visiter la page du blog que nous consacrons à cette question (L’énergie et la transition énergétique) afin d’appréhender ce domaine plus complexe qu’il n’y parait.D’ailleurs, depuis l’été dernier, la question du déclin (voire de l’effondrement) de notre civilisation lié entre autre à la raréfaction des ressources a envahi le débat publique. On ne compte plus les dossiers et articles consacrés au sujet. Il s’agit là d’un des fondements de « l’escargot tranquille » que nous avions traité sur le blog : L’effondrement ou « comment construire le déclin ?
Pour continuer sur les nouveautés, nous avons aussi construit un petit local à côté des yourtes qui nous sert de cuisine d’été (pour les transfos), de tisanerie avec un grand séchoir à plantes auto-construit, et de rangement. Il s’agit là d’une construction très low-tech presque entièrement en matériaux trouvé sur place (argile, foin…) ou de récup’ (palettes, poteaux, vieux meubles). Nous montons aussi petit à petit des murets en pierre sèches servant ainsi de parterre pour vivaces et plantes à fleurs hors d’atteinte des poules.
L’autre actualité, c’est Anaïs qui a quitté son travail afin de se consacrer entièrement à la création artisanale. Les productions se diversifient et sont de plus en plus abouties. A ce propos, elle vous informe qu’à la rentrée, s’ouvre une boutique associative regroupant une vingtaine de créateurs Mayennais (dont Anaïs :-) : « La fabrik d’ici »L’association a d’ailleurs lancé un appel à financement participatif afin de financer les premiers nombreux frais. Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à faire une offrande aussi modeste soit-elle, les petites rivières font les grands fleuves. Voici le lien : https ://www.helloasso.com/associations/la-fabrik-d-ici/collectes/la-fabrik-d-iciVous pourrez aussi voir quelques créations en photo dans cet email et de plus en plus sur notre blog et la boutique en ligne Etsy : https ://www.etsy.com/fr/shop/Lescargottranquille
Et pour finir parlons jardin et cultures. Pas de problèmes de limaces cette fois. Nos poules ont bien nettoyé le jardin pendant l’hiver en grattouillant un peu partout. Le printemps a été très productif et précoce (grâce à l’utilisation de voile de forçage cette année et aux semis sur notre couche chauffante à compost qui s’améliore d’année en année), nous faisant ainsi gagner quelques semaines d’avance. C’est la première année que je réussi très bien les carottes et ça c’est une vrai satisfaction. Nous avons continué à planter des vivaces (petits et grands fruits) à l’extérieur mais hélas pas mal de pertes sont à déplorer avec les chaleurs et canicules successives. Il faut le voir comme une forme de sélection naturelle qui ne garde que les espèces qui résisteront au climat rude qui nous attend. Le jardin lui aussi a souffert et le même « problème » est revenu comme chaque année… le manque de temps. Difficile de gérer à la fois jardin, fauche du foin, travaux de constructions divers, travail à l’extérieur et vie de famille.La prochaine saison, je vais donc réduire encore un peu le nombre d’espèces semées/plantées (pour m’y consacrer pleinement) et être plus raisonnable au jardin tant que les travaux de construction ne sont pas terminés.Quels sont-ils d’ailleurs ? Finir les clôtures entourant le terrain (peut-être accueillerons-nous quelques animaux en plus dans les années qui viennent : mouton de Ouessant, cochons d’Indes, lapins…), des toilettes/douches extérieures, creuser un puits avec éolienne de pompage, abri à vélo et cave semi-enterrée…De quoi s’occuper encore quelque temps.Nous réfléchissons à faire évoluer le fournil pour permettre de dégager du temps supplémentaire. Nous vous en dirons plus d’ici quelques temps.
Voilà pour le moment, comme d’habitude, on joint à ce message quelques photos et on espère continuer à communiquer régulièrement via Facebook/Instagram et évidemment avec cette petite newsletter…au moins vous ne pouvez pas nous accuser d’envahir votre boite mail :-D

Hygiène mentale et autodéfense intellectuelle


Le prisme de lecture que nous utilisons façonne nos connaissances, nos croyances, nos certitudes et donc notre vision du monde. Celle-ci dépend essentiellement de  notre éducation, notre culture et notre religion (si nous en avons une). Mais alors comment déceler le « vrai » ou du moins le « vraisemblable », des croyances. Avant toutes choses, il est important et même primordial de choisir avec « soin la méthode avec laquelle nous nous mettons des trucs dans le crâne ».

La méthode hypothético-déductive qu’on appelle plus simplement la « méthode scientifique » est celle qui jusqu’à présent est la plus fiable et la plus aboutie. Elle permet en effet de s’affranchir des nombreux biais cognitifs et des « défauts » de notre cerveau que l’Évolution a élaboré petit à petit pour permettre au genre homo de survivre dans la savane et non pour penser rationnellement !

Cette démarche va ainsi nous permettre d’éclairer le chemin sur lequel nous nous trouvons et  de faire des choix en connaissance de cause. Nous pouvons en effet tomber dans de nombreux travers et idéologies contre-productifs. Dans notre cas c’est principalement la question du modèle agricole qui nous intéresse. Bio-biodynamie, OGM, chimie, traction animale, exploitation animale, mécanisation, scientisme sont autant de sujets pouvant conduire à des idéologies.

Voici donc quelques références de base à regarder qui vont permettre d’avancer sur ces questions dans nos prochains sujets.


Un premier entretien avec Richard Monvoisin, enseignant à l’université de Grenoble et chercheur au CorteX :


Puis les épisodes de la chaîne « Hygiène mentale » à qui j’ai emprunté le titre de cet article. C’est plus complet et très poussé, en regardant les 28 épisodes de cette série vous serez armés lourdement pour faire tourner à plein régime votre esprit critique.


Un entretien avec l’écrivain Jean-Claude Carrière : « Homo narrans » (l’homme qui raconte) Interview réalisée autour des rapports de l’humain et de la croyance dans le cadre du documentaire « Les lois de l’attraction mentale »

Et pour aller plus loin si le sujet vous intéresse beaucoup, je ne saurais trop vous conseiller les cours que Richard Monvoisin donne à l’université et qui ont été entièrement filmés. Une session de 24 heures qui devrait vous permettre d’achever votre initiation à l’esprit critique.

L’énergie et la transition énergétique

Nous avons vu précédemment qu’il était primordial de choisir la méthode avec laquelle nous nous nous mettions des choses dans le crâne. Si vous ne voyez pas de quoi nous parlons, je vous invite à aller lire notre article avant celui-ci.

Pour commencer et afin d’être tous d’accord sur les fondamentaux, demandons-nous ce qu’est vraiment l’énergie. Au premier abord, la question parait simple et pourtant, et pourtant…

Pour vous expliquer tout cela, je ne vais pas réinventer « le fil à couper l’eau chaude » surtout sur des questions aussi pointues. Je vais plutôt vous proposer plusieurs supports qui vont le faire bien mieux que moi.

Le plus complet et le plus abordable selon moi, c’est le travail remarquable que produit Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat. Je vous propose de regarder la vidéo d’une de ses conférences donnée à la cité des sciences en novembre 2017.

Si vous avez du mal à écouter/regarder une conférence et que vous préférez le support texte, voici un article du même Jean-Marc Jancovici équivalent aux propos de la conférence.

Jean-Marc Jancovici
 » article L’énergie, de quoi s’agit-il exactement ? »


Si vous n’avez pas le courage d’écouter une conférence d’une heure et demi, vous pouvez regarder ce petit film d’animation très bien fait sur le fond « scientifique » bien qu’un peu anxiogène sur la forme (on ne peut pas dire que la narratrice ait vraiment la pêche )


Enfin, si vous trouvez tout cela un peu trop « technique », je vous propose de suivre un MOOC réalisé par les associations « Avenir Climatique » et « Bilan Carbone » qui permet d’appréhender la question de l’énergie plus simplement. C’est aussi un support qui peut-être facilement montré aux enfants. Il est composé de 5 chapitres qui peuvent ainsi être regardés sur plusieurs jours.

Chapitre 1 : Nous sommes accros aux énergies fossiles

Chapitre 2 : Combien nous reste t-il d’énergie fossile ?

Chapitre 3 : Changement Climatique – Chaud Devant !

Chapitre 4 : 2°C – Evitons l’ingérable, gérons l »inévitable !

Chapitre 5 : Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

L’effondrement ou « comment construire le déclin ? »

Cet article aborde l’un des aspects les plus difficiles à appréhender de la démarche de l’escargot tranquille. Au premier abord vous le trouverez peu-être anxiogène voire farfelu, certains n’y prêteront même aucun crédit, pourtant n’y voyez ni catastrophisme, ni vision apocalyptique pas plus qu’un fatalisme sans avenir. Au contraire, vous découvrirez que même dans le pire des scénarios, rien n’est jamais tout noir.

Au préalable, nous vous conseillons la lecture de  l’article du blog qui traite de l’énergie. Il est en effet important de bien comprendre clairement ce qu’est l’énergie et à quel point notre civilisation y est totalement dépendante.

Cette fois, nous allons nous appuyer sur les travaux de l’association ADRASTIA pour vous présenter ce sujet.

« Adrastia vient du grec ancien Adrasteia  :  » auquel on ne peut échapper « . Le Comité Adrastia a pour objectif d’anticiper et préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête, responsable et digne. »

Il s’agit d’une conférence très accessible proposée par Vincent Mignerot, divisée en 5 parties synthétiques et  qui résume parfaitement la problématique ! 

  1 – l’énergie, c’est tout

 

2 – Les limites du développement : manque d’énergie, fin des ressources

3 – Les limites du développement : perturbations climatiques majeures

4 – Pourquoi ne parvenons-nous pas à modifier le cours de notre évolution ?

 

5 – Adrastia, son éthique, son programme

« Adrastia n’envisage pas un déclin humain par crainte irrationnelle ou selon des argumentaires infondés. Tous les « facteurs limitants » évoqués sont vérifiables, les indices les plus accessibles éprouvant leur réalité sont d’ailleurs aisément accessibles : coût du pétrole et du gaz, augmentation de la quantité et de la gravité des conflits dans les pays où ils se situent (ou par lesquels ils transitent), taux de chômage, pouvoir d’achat, accessibilité aux soins, notamment pour les plus démunis, fracture sociale, stagnation globale des économies et déclin déjà entamé pour certaines. »

Pour compléter cette conférence, je vous propose 2 interventions de Vincent Mignerot
– un podcast de l’émission « Sismique » :

Et l’entretien réalisé par Thinkerview :

Si vous souhaitez compléter cette première approche, je vous conseille de fouiller le fond documentaire du site d’Adrastia. Je voudrais vous proposer quelques-uns des articles emblématiques mais je n’arrive pas à choisir alors bonne lecture !

Peut-on vraiment protéger l’environnement ?

Pour terminer ce cycle d’articles visant à comprendre les ressorts qui nous ont amené à faire nos choix, je vous propose une dernière conférence de Vincent Mignerot qu’il donne en tant que chercheur indépendant (et non plus en tant que président de l’association Adrastia comme la précédente vidéo sur la question de l’effondrement).
Ses hypothèses de travail cherchent à remonter à la source, à la cause des causes pour tenter d’expliquer comment l’espèce humaine a pu en arriver là.

Notre intervention radio sur France Bleu Mayenne

Lundi 27 novembre 2017, nous avons eu l’occasion de faire une petite intervention (de 3  fois 5 minutes) en direct. L’occasion de présenter l’escargot tranquille aux Mayennais matinaux. Découvrez-la ci-dessous

Des nouvelles (enfin) de novembre 2017

Bonjour à tous,
enfin on vous apporte quelques nouvelles de l’escargot tranquille. Nous espérions vous en donner au moins une par saison ; cette année c’est raté, cela fait même presque un an qu’on ne vous a rien envoyé. Difficile de s’astreindre à s’asseoir devant l’ordinateur après des journées bien remplies et (trop) fréquemment des nuits bien courtes. Notre petit dernier a 1 an et nous en fait voir
Enfin mieux vaut tard que jamais, voici quelques mots et photos qui vous permettront de voir où nous en sommes.
Ce mois-ci, le fournil fête son premier anniversaire. C’est en novembre 2016 qu’avait eu lieu la première fournée de pains et galettes. C’est maintenant un rendez-vous hebdomadaire pour une vingtaine de familles du village. Nous produisons environ 25 kg de pains et galettes et même de pains briochés depuis quelques semaines. Le four n’est pas plein et peut encore accueillir de nouvelles familles alors n’hésitez pas à en parler autour de vous.
Un petit reportage photo a été réalisé par un ami et permet ainsi de s’immerger au cœur d’une fournée de pain, vous pouvez le découvrir sur le blog :
http ://www.lescargot-tranquille.fr/une-fournee-au-fournil-de-lescargot-tranquille/
Le bâtiment a lui aussi continué d’évoluer, puisqu’il est maintenant entouré d’un débord de toit large qui remplit plusieurs fonctions : protéger les torchis extérieurs du fournil de la pluie, augmenter la surface de récupération d’eau de pluie afin de remplir plus vite la mare et augmenter aussi la surface « hors-d’eau » afin de protéger matériaux et matériel. Le bardage de l’atelier est terminé lui aussi et c’est du 100 % récup’ garanti et l’aménagement intérieur de l’atelier continue petit à petit.
Nous avons organisé en juillet, un événement au fournil, le soir d’une fournée de pain : « Ramène ta tarte » où chaque famille était invitée à apporter une tarte (sucrée ou salée) afin de la cuire dans le four à pain et de la déguster tous ensemble. Ce fut une belle soirée que nous espérons réitérer au moins une, voire 2 fois par an.
A la fin de l’hiver, nous avons planté une haie d’osier tressé autour de la mare, guidés par Emmanuelle Chappey (vannière Mayennaise) et ses élèves. Plusieurs fonctions là aussi : empêcher les enfants de s’approcher de la mare, favoriser toujours plus la biodiversité, produire de la biomasse et produire de l’osier pour une future valorisation sous forme de paniers et autres accessoires en osier tressé.
Au jardin, de nombreuses expériences ont été réalisées qui nous permettent d’affiner notre approche du jardinage sans intrants extérieurs et ainsi petit à petit de mettre en place une méthode la plus simple et efficace possible : différents essais d’associations, d’écartements, de semis directs, de tailles…Le temps a manqué évidemment pour réaliser tout ce que nous souhaitions, notamment sur les cultures de pleins champs. Le rythme de la nature nous impose l’humilité car hélas il faut attendre 1 an entre chaque expérience. A partir de l’année prochaine, nous commencerons à publier sur le blog les premiers résultats de nos expériences. A noter cette année une très belle réussite de la culture de pomme de terre sous couvert sans travail de sol avec 140kg de pomme de terre sur 40m2, soit un rendement d’environ 35T/ha honorable.
Au mois de juin, nous avons aussi accueillie pendant 1 mois, Perrine stagiaire en première année d’IUT agronomie qui nous venait de Lyon. Ce fut l’occasion de nous confronter au monde universitaire et pour elle au concret, d’échanger sur de nombreux thèmes liés à la vie du sol, l’énergie, l’élevage dans l’agriculture…etc
L’irrigation sous la serre est enfin en place. Il s’agit d’un système de goutte-à-goutte via des tuyaux micro-poreux en gravitaire reliés à une cuve de 1000L placée en hauteur. Il n’y aura plus qu’à installer le même système à l’extérieur si tout va bien cet hiver pour que tout soit opérationnel au printemps.
Nous avons aussi eu nos premières belles récoltes de petits fruits (fraises et framboises surtout pour le moment) et même quelques grands fruits (pommes, poires et mirabelles)…pas mal après seulement 2 ans d’implantations.
Nous participons aussi à la mise en place d’un nouveau réseau, le R.A.V (le réseau d’Agriculture Végane) avec d’autres agriculteurs et jardiniers qui travaillent sur la question des cultures sans intrants d’origine animale. Bientôt un site internet pour en savoir plus.
Voilà les quelques nouvelles qui nous viennent en tête au moment où l’on écrit ces quelques lignes. Il y a sûrement des oublis, mais gardons-en pour la prochaine fois :-)
En attendant, nous travaillons sur de nouveaux articles pour le blog, notamment sur la question de l’énergie et de la collapsologie… mais quézako… ? ? ? vous en saurez plus la prochaine fois.

 

Une fournée au fournil de l’escargot tranquille

Afin de vous faire découvrir une journée type de boulange un jour de fournée à l’escargot tranquille, je vous propose un petit reportage photo réalisé par Stéphane et Anaïs. Un grand merci à eux. N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

Tout commence, le matin vers 9h, par un petit nettoyage du pétrin auto-construit (détourné d’un tonneau de vin coupé en deux ).Ensuite, c’est le moment de peser les ingrédients avant de lancer le pétrissage. Je commence par le levain naturel. Préparé la veille à partir du levain chef de la fournée précédente, je le nourris une première fois en début de matinée puis une seconde, le soir une fois les dernières commandes arrivées.Le levain est versé dans le pétrin en premier.Ensuite, je pèse la farine. Ici c’est de la farine demi-complète (T80).Enfin, je termine avec l’eau de coulage dans laquelle est intégré le Gros sel de Guérande d’un artisan paludier.Et c’est parti pour un pétrissage efficace mais rapide. J’ai pris pour habitude de travailler la pâte le moins possible. Je devrais plutôt parler de mélangeage, car à l’instar du sol vivant au jardin, je souhaite laisser les organismes du levain faire le boulot, plutôt que de me fatiguer inutilement. Une fois tous les ingrédients bien mélangés, je donne un peu de « force » à l’ensemble avec quelques manipulations. Une petite vérification de température pour me donner une idée de la tendance et ainsi prévoir la chauffe du four en fonction. J’essaye de rester entre 22 et 26 degrés, aujourd’hui on est pas mal. Il est environ 9h30. Et c’est parti pour 2h de levée pour la première phase qu’on appelle le pointage. De la même manière, je prépare la pâte pour les pains de « petit épeautre » (autrement nommée engrain, une autre céréale, cousine du blé et beaucoup moins « chargée » en gluten) ainsi que pour le pain brioché (végétalien).
Pendant la levée de tout ce petit monde, je « rentabilise » la journée en préparant des galettes de sarrasin qui seront proposées le soir avec les pains. La pâte à galette est, elle aussi, préparée le soir afin de fermenter légèrement, améliorant ainsi la digestibilité. Je tourne mes galettes sur 2 biligs (de grosses plaques en fonte chauffées au gaz ) qui me permettent de faire entre 70 et 80 galettes par heure. L’avantage l’hiver, c’est que ça chauffe aussi la pièce ; la pâte à pain profite ainsi d’un fournil à 25-30 degrés et ça me fait économiser du chauffage. Quand j’ai fini les galettes c’est le four à bois qui prend le relais chauffage. Vers 11h30 , les galettes étant terminées, je vais pouvoir allumer le four à bois. Je travaille avec un four type « Soupar » : il s’agit d’un four métallique rond avec 2 soles tournantes et une chauffe indirecte à bois. Le foyer est situé en dessous et chauffe la chambre de cuisson grâce à une paroi double. Nous avons recouvert le four d’une grosse couche de torchis afin d’améliorer son isolation et son inertie.Ensuite, je pèse les pâtons pour le façonnage. Je ne pratique pas le boulage, qui consiste normalement à donner une forme de boule et ainsi faciliter la mise en forme finale. Toujours dans le soucis d’intervenir le moins possible sur la pâte, je réalise donc directement un façonnage simple et rapide.A intervalles réguliers, je charge le foyer du four en bois afin de faire monter le four en chauffe progressivement. La plupart des pains sont moulés pour différentes raisons : facilité de manipulation, optimisation de la place dans le four, tranches de pains plus régulières… Après une heure de façonnage et deux nouvelles heures de levée (qu’on appelle l’apprêt) et donc environ 5 heures après la fin du pétrissage, il est maintenant temps d’enfourner nos pâtons bien levés dans un four qui chauffe jusqu’au tout dernier moment. On grigne tous les pains afin qu’ils ne se déchirent « anarchiquement » et pour obtenir un beau dessin final.Les petits pains non moulés subissent la même opération.Un petit fleurage de farine pour l’esthétique.

Voilà, les dernières flammes finissent de consumer le bois, je vais pouvoir enfourner tout le monde.

L’opération est très rapide avec ce système de sole tournante et de moules. Sur ce genre de fours très basiques, la gestion de la température est empirique. Difficile de transmettre précisément des consignes à une tierce personne. Beaucoup de feeling, ici la température est idéale pour cette quantité de pain ! Après 3/4 d’heure de cuisson, il est maintenant temps de défourner. Les gants sont indispensables car évidemment les moules sont brûlants. Et même avec les gants il faut se dépêcher car la chaleur les traverse bien vite Et voilà des pains tout chauds, tout croustillants. Il reste encore une étape, c’est celle du ressuage, pendant 20 minutes, ils vont continuer de cuire à l’étouffée dans leur propre croûte et rendre encore de l’humidité. Il ne faut donc pas les laisser sur une surface plane au risque de ramollir la croûte et de les empêcher de ressuer correctement. Encore un grand merci à Stéphane Renaudot pour ce magnifique reportage photo et à Anaïs pour avoir complété les quelques étapes manquantes. Allez, un petit jeu…. devinez les photos prises par Anaïs

 

Le fournil de l’escargot tranquille – informations pratiques

Tous les jeudis venez découvrir les pains et galettes produits dans le fournil de l’escargot tranquille. Nous vous proposons une gamme de pains bis (farine de blé demi-complète-T80) avec quelques pains spéciaux (aux céréales, aux graines de courge, aux noix), des pains bricohés (natures et aux pépites de chocolat) ainsi que l’engrain (farine de petit épeautre) et des galettes de sarrasin.

Il s’agit d’une petite production artisanale, pétrie à la main au levain naturel et cuit dans un four à bois. La recette des ventes permet de soutenir l’association lui permettant ainsi d’acheter arbres, semences et matériel divers…

Vous trouverez aussi une gamme de produits ( d’autres producteurs mais aussi de nous) qui s’étendra petit à petit (bières, spiruline, crackers, tisanes etc…)

Trouvez ci-dessous le flyer qui détaille toutes les informations pratiques. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

 

 

Vous pouvez aussi le télécharger en cliquant ici :
Flyer L’escargot tranquille v2.3

L’escargot tranquille, les nouvelles d’hivers : Le fournil et la serre – les contreparties – la presse – le blog

Bonjour à tous,

cela fait fort longtemps que nous ne vous avions pas donné de nouvelles. Non pas par flemme, ni par manque de motivation mais simplement parce que ces derniers mois ont été bien remplis. Notre second petit escargot a pointé le bout de son nez le 14 octobre lors d’un bel accouchement naturel. La maman et le bébé vont très bien.

Le fournil
Cela fait maintenant 3 semaines que nous avons commencé les fournées de pains et les galettes au fournil de l’escargot tranquille tous les jeudis . Celui-ci est, après quelques déboires, maintenant opérationnel. Il est constitué de murs en terre-paille enduits de torchis, le four à bois est lui aussi habillé de torchis. Le parisien (le meuble dans lequel lèvent les pains) est entièrement auto-construit, de même que le pétrin créé à partir d’un tonneau . Pour les locaux, si vous souhaitez découvrir nos pains, vous trouverez le flyer de présentation en pièce jointe.

La serre
Elle est maintenant bâchée, ancrée et opérationnelle. Il ne reste « plus qu’à » finir les pignons en y intégrant des portes. L’étape d’après va consister à construire une « serre de semis bioclimatique » sous cette serre afin d’y tenter de préparer des semis précoces dès janvier. Nous allons aussi avoir de nombreuses buttes à mettre en place.

Les contre-parties
Nous avons aussi tranquillement commencé à préparer les contreparties pour tous les contributeurs du crowd-funding de ce début d’année.
Néanmoins plusieurs d’entre-vous avez émis le souhait de ne pas les recevoir afin de faire économiser des frais postaux à l’association. D’autres n’avaient pas laissés leurs adresses postales et nous avons décelé aussi plusieurs erreurs dans les adresses d’autres contributeurs.
DONC, pour être sûr de notre coup, nous demandons à ceux qui souhaitent bien recevoir leurs contributions de nous communiquer clairement leur adresse postale et leur Nom.
Nous enverrons les contre-parties dans les prochaines semaines. Merci d’avance pour votre compréhension.

Les médias
Le Haut Anjou qui était venu nous rendre visite pendant la campagne de crowd-funding est repassé voir où en était l’escargot tranquille… Un vrai feuilleton .
Merci encore à Andrey pour ce bel article. Vous le trouverez en pièce jointe.

Et enfin le blog,
comme nous vous en avions parlé, nous souhaitions déménager le blog car EklaBlog (le fournisseur actuel) nous a fait un sale coup en imposant d’horribles publicités bien qu’ils s’étaient engagés à ne jamais le faire.
La nouvelle adresse du blog est donc http ://www.lescargot-tranquille.fr et l’ancienne http ://www.lescargot-tranquille.com redirigera très prochainement là aussi. Pour le moment, seule la migration a été effectuée (quel boulot ! ! !) mais durant l’hiver, plusieurs articles en cours de rédaction seront publiés.

Voilà pour les petites nouvelles de fin d’année. Nous allons continuer d’avancer durant la saison et vous donnerons bientôt d’autres nouvelles. Le printemps va enfin pouvoir être consacré aux premiers travaux expérimentaux en cultures.

Merci à tous pour votre soutiens et belle semaine.

01-le-fournil-01 02-le-founil-02 03-linterieur-du-fournil 04-une-bilig-le-petrin-et-le-parisien-auto-construit 05-le-four-a-bois 06-le-parisien 07-le-foyer-du-four-a-bois 08-sortie-du-pain-tout-chaud 09-la-serre 10-un-souci-resistant-au-gel 11-framboisier-dune-butte-fruitiere 12-petit-escargot article-haut-anjou-octobre-2016 flyer-fournil-verso flyer-fournil-recto

 

Gwendal, Anaïs et les p’tits escargots